Edito 

e-Commerce


J’étais fin septembre sur la 5ème édition du salon e-Commerce. Cette année, la manifestation se tenait à la porte de Versailles, qui est un lieu beaucoup plus vaste que le traditionnel palais des congrès de la porte Maillot où l’expo avait lieu les années précédentes.

J’y ai passé les 3 jours que durait l’événement, a animer des conférences et, quand mon agenda m’en laissait le loisir, à visiter le salon. J’ai ainsi pu rencontrer non seulement les conférenciers venus présenter leur activité mais aussi, mais surtout discuter avec les visiteurs.

A vrai dire, j’ai vu assez peu de charentais … mais là n’est pas l’important. Les personnes que j’ai rencontrées, ceux avec lesquels j’ai pu discuter m’ont paru très décidés et vraiment à la recherche de solutions. Contrairement aux autres éditions d’e-Commerce, il n’y avait cette fois-ci que très peu de gens venus un peu le nez en l’air ou rentrés parce qu’ils avaient vu de la lumière.

Cette année e-Commerce était le lieu où l’on venait trouver des réponses à des questions précises, en matière de boutique en ligne, de référencement, d’emailing, ... Et cette tendance a également été remarquée par les exposants qui, d’une façon générale, estiment que les visiteurs sont plus qualifiés, que leurs questions sont plus pertinentes.

Et c’est une bonne chose. Cela montre qu’après l’accès au réseau et le surf, ce sont les usages professionnels qui se démocratisent à leur tour. J’ai senti un vrai désir de créer sa boutique, une vraie volonté de développer les services existants, une envie de passer à l’étape suivante et de se donner les moyens d’industrialiser la chose et d’en faire une activité rentable. Reste à voir comment cette volonté sera transformée, bien sur. Mais au moins l’envie de créer ou développer une activité est présente.

D’un autre coté, et même si la tendance n’est pas nouvelle, je crois que nous arrivons à la fin d’une époque. Le web devient de plus en plus marchand, et donc de moins en moins original, de moins en moins créatif. Oh, je ne crois pas que tous ceux qui ont contribué à développer le web et ses différents services vont brutalement cesser de s’investir -souvent bénévolement- à améliorer le système, à inventer de nouvelles choses. Ils ont cela dans le sang et ils vont rester actifs. Par contre, je crains qu’ils ne soient moins visibles. Moins visibles parce que de nombreux acteurs marchand vont occuper l’espace, moins visibles parce que même si le nombre d’internautes augmente, leurs centres d’intérêts les porteront plus à utiliser le Net qu’à contribuer à l’enrichir, réellement.