|
Eco
Des petits pots de bonheur sucré Les Confitures du Clocher, médaillées au concours général agricole 2005, jouissent d’une sacrée réputation. Nous avons donc poussé jusqu’à Ars en Ré pour rencontrer ces artisans qui conjuguent extrême gentillesse et amour du métier.
Les recettes sont sous enveloppes SoleauTout en suivant une formation en alternance à l’école Valentin de Bourg Les Valences pendant 3 ans, Françoise développe son concept et ses produits. « J’ai également été beaucoup aidée par le CER de Charente Maritime grâce auquel je me suis aussi formée à la gestion et au management ». Et on peut être un petit artisan charentais sans pour autant négliger les affaires ni s’astreindre à un certain formalisme : les marques sont déposées à l’INPI et les recettes systématiquement mises sous enveloppes Soleau. La production annuelle de fruits (pour les confitures, gelées et pâtes de fruits) et plantes (pour les autres mélanges) représente environ 10 tonnes de produits transformés tous les ans, qui vont se transformer en quelques 70.000 pots de confitures et préparations sucrées. Ce sont donc 18.000 kilos de produits finis, une fois le sucre ajouté, qui seront confectionnés par bassines de 15 kilos. A l’air libre comme dans le temps, et sans aucun conservateur ni produit chimique.
Un succès qui dépasse les frontières de la régionSelon les aléas météorologiques, et les demandes du marché, Claude et Françoise acquièrent environ 8% de fruits chez des confrères. « Je n’achète des fruits que chez des producteurs que je connais personnellement » précise Françoise qui ajoute « C’est une garantie de qualité, et je privilégie les produits qui ont été immédiatement congelés ». Et lorsque l’on s’étonne qu’elle utilise et pratique cette technique, elle argumente : « Lorsque qu’elle est bien pratiquée, la congélation respecte totalement le produit. Le principal intérêt est que cela nous permet d’étaler la production sur l’année ». Ou de disposer d’ingrédients qu’il serait autrement impossible d’avoir, comme les pétales de roses frais. « La congélation des pétales est l’une de mes grandes réussites car j’ai besoin dans mes recettes d’un produit non séché, qui sinon serait légèrement huileux ». La qualité de produits frais, ceuillis sur place, achétés à l’extérieurs ou décongelés est une préoccupation constante pour cette entrepreneuse. Et Chrsitine Héraudeau ne relache pas son attention quand les fruits et plantes sont rentrés dans son laboratoire. L’attention et le soin apportés à la confection de ses produits Haut de Gamme assurent à Claude et Françoise un succès qui n’est pas seulement local. Les Confitures du Clocher et les Herbiers du Clocher sont disponibles chez les épiciers fins, partout en France. On les trouvera également chez de grands noms comme Fauchon, Hédiard, Ducs de Gascogne ou Comtesse du Barry. Autant d’enseignes réputées pour la finesse et la qualité des produits qu’ils proposent. Le succès rencontré ne monte pas à la tête des dirigeants de ce qui est et restera une petite affaire familiale. Actuellement en plein travaux d’agrandissement, l’entreprise se donne surtout les moyens de travailler encore mieux et plus à l’aise. Doublement de la surface du laboratoire qui va passer à 60 m2, élargissement de la boutique qui représentera 20 m2, 12 m3 de chambre froide et augmentation de la surface de stockage. Tous ces travaux devraient être terminés en avril/mai prochain. Pendant ce temps, Françoise réfléchit à de nouvelles recettes : « J’ai bien envie de travailler avec des fleurs de sureau. Mais aussi développer de nouvelles choses avec des plantes, peut être avec de la bourrache, et aussi du coquelicot » rêve Françoise. Une chose est sûre, quelles que soient ses nouvelles confitures, elles seront faites « pour donner du bonheur ». |
|