Société 

Vers la fin de la pénurie des anneaux de plaisance ?

Phénomène débuté dans les années 60, l’engouement des français pour la navigation de plaisance ne cesse de croître, y compris dans la Charente Maritime. Les grandes installations de la façade atlantique et les petits ports de l’estuaire sont saturés, les listes d’attentes s’allongent. Mais différents projets sont àl’étude, qui pourraient apporter des solutions dans les semestres àvenir.
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La façade atlantique du département des Charentes Maritimes est bien connue pour ses nombreuses infrastructures dédiées à la navigation de plaisance. Les zones de La Rochelle, des îles de Ré et d’Oléron et de Marennes disposent d’environ 7.000 postes à quai (+/- 450.000 bateaux de plaisance en France, un volume d’achat annuel d’environ 5.000 nouvelles unités par an pour la France entière) pour accueillir les bateaux des plaisanciers.
Sans compter les mouillages tels que Fouras, les Portes en Ré, … qui voient de nombreux passages en saison.
Par contre, les ports de la Gironde – qui offrent un peu moins de 1.000 places en bassin, à quai ou en mouillage- semblent moins connus, et sont beaucoup moins fréquentés. Le fait qu’ils ne soient pas en pleine mer impose des contraintes de navigation comme nous l’a indiqué Martial Gentil, aimable plaisancier passionné de voile rencontré à Port Maubert : «  Il faut gérer les horaires des marées afin de pouvoir naviguer dans le chenal, mais surtout rejoindre l’océan. C’est un type de navigation qui n’est pas à la portée de tout le monde et qui prend du temps ». Il est vrai que la navigabilité d’un port est inversement proportionnelle à la distance qui le sépare de l’océan. Ainsi, si à St Georges de Didonne les plaisancier disposent d’environ 3 heures avant et après la marée haute pour sortir rejoindre la pleine eau, ceux qui ont choisi Port Maubert n’ont qu’a peine deux heures pour effectuer les manœuvres.
Et le problème se complique pour les voileux qui n’ont équipé leur embarcation que d’un petit moteur, sans parler des puristes qui n’en n’ont aucun : il ne peuvent sortir et remonter l’estuaire qu’au moment où la pleine mer commence à se retirer. Et le retour au mouillage doit, ne peut, se faire qu’à marée montante. Ce qui limite singulièrement les possibilités de navigation.
3 ou 4 ans d’attente
Et pourtant, malgré toute ses contraintes, les ports de l’estuaire sont pleins et aucun emplacement n’est disponible – situation identique sur l’ensemble du littoral national, avec un déficit estimé à 60.000 places, et un potentiel supérieur à 2.000 nouveaux bateaux rien que sur notre département. Les listes d’attentes s’allongent et atteignent aujourd’hui 3 ou 4 ans dans la plupart des ports. Impossible donc de trouver (rapidement) une place. Le responsable d’une capitainerie nous confiait même : « Nous sommes dans une situation de blocage presque total, plus personne ne bouge. Les utilisateurs préfèrent faire 150 km de voiture plutôt que d’essayer de rapprocher leur bateau de leur lieu de résidence  ». Et nous avons pu voir par nous même que certains mettent en vente leur embarcation avec sa place au bassin.
2008, année attendue ?
Mais la situation pourrait bien changer en 2008, période à laquelle s’opérera un transfert de compétence entre le Port Autonome de Bordeaux, sous l’autorité administrative duquel sont placées les installations situées sur la Gironde, et le département des Charentes Maritimes, via la Société d’Economie Mixte pour le Développement de l’Aunis et de la Saintonge (SEMDAS ).

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