Reparti de l’agence de communication avec une boîte sous le bras, on se sentait un peu comme cette autruche qui trouva un réveil : et maintenant que je l’ai, qu’est-ce que j’en fais ?
C’est à peine assis dans la voiture que nous avons ouvert l’emballage. Un rapide inventaire permet d’extraire les différents éléments indispensables : le support ventouse à fixer sur le pare-brise, l’alimentation électrique à brancher sur la prise allume-cigare et, bien sur, le boîtier GPS lui-même. Le tout complété par un manuel de mise en route, que bien évidemment nous avons (inconsciemment ?) décidé d’ignorer.
Installation
La mise en place du support ne pose aucun problème particulier. Tout au plus faut-il prendre quelques instants pour desserrer les 2 molettes qui permettent d’ajuster le positionnement de l’ensemble. Une fois le support en place, il reste à insérer le GPS lui-même. Deux encoches assurent le guidage de l’appareil jusqu’à l’embase chargée d’assurer l’alimentationen énergie, via l’allume cigare qui prend le relais de l’accu intégré.
Même si l’on peut juger l’ensemble assez inesthétique, il faut reconnaître que la visibilité n’est pas perturbée par l’écran de 3,5 pouces (presque 9 centimètres) qui est plutôt dans la moyenne haute.
Et puis, la belle couleur rouge Ferrari, facturée au prix fort, égaye le dessus du tableau de bord !
Premiers instants
Le premier écran utilisateur est découpé en 4 parties égales dans lesquelles s’inscrivent respectivement : Navigation, Musique, Images et Réglages. Bien évidemment, cette dernière option se révèle la plus tentante …
Un nouvel écran s’affiche alors, pourvu de 6 icônes titrées : Energie, Luminosité, Calibrage, Langue, Tons, et Informations.
Une fois que l’on a fait le tour de ces différents menus, et sélectionné une option, on se demande comment en sortir : aucune zone sensible « Retour » n’est disponible. Et les quatre boutons placés de part et d’autre de l’écran ne semblent pas agir. En désespoir de cause, on pense a réinitialiser l’appareil en appuyant sur la touche « On » de marche/arrêt. Et miracle : c’est cette touche qui permet de revenir en arrière. Un simple marquage, voire une bête flèche, aurait permit de comprendre cet usage.
Mais peut être que les allemands sont des utilisateurs disciplinés qui lisent le manuel avant de manipuler l’appareil … ?
Première destination
Fort de cette expérience, nous décidons de consulter la documentation pour les opérations suivantes. Très succincte, elle permet néanmoins de comprendre le fonctionnement basique de l’appareil et d’aller à l’essentiel : saisir une adresse de destination et lancer le guidage.
Opération très simple. Pour indiquer là où nous voulons aller, il suffit d’appuyer sur « Navigation » puis sur « Entrez la destination ». Une fois le nouvel écran affiché, par défaut sur France, on appuie sur « Adresse » pour accéder à la saisie de la commune, de la rue et du numéro dans la rue. Les manipulations sont ensuite identiques pour chacune de ces informations. Le masque de saisie affiche tout d’abord l’alphabet complet, puis uniquement les lettres qui suivent la première. Ainsi, pour se rendre à Surgères, il suffit de presser le « S » pour que plus de la moitié des lettres s’effacent … Une fois pressé les « U », « R » et « G », seules les lettres « E I O U » sont disponibles.
La sélection de l’utilisateur s’affiche lisiblement en haut de l’écran en caractères blanc. Le système proposant en grisé un complément de nom ainsi qu’un code postal. Dans notre exemple, après l’indication des 4 premières lettres, la proposition indiquait Surges (49600). A noter dans le bas de l’écran une petite icône en forme de feuille de papier suivie d’un chiffre. Il s’agit de la liste des villes commençant par les lettres saisies. Avec « SURG », le Becker propose 7 villes.
Une pression affiche successivement Surges (49600), notre Surgères (17700) mais également un autre Surgères (15200) …

Une fois toutes les informations rentrées, il est possible soit de lancer directement le calcul de l’itinéraire et le début de l’assistance en pressant le bouton « Démarrer », soit d’enregistrer la destination si elle est habituelle. Un bouton d’options permet également de spécifier si on souhaite un itinéraire rapide, avec infos de guidage ou bien court. D’autres options (péages, ferry, autoroutes) peuvent être précisées.
Dernière option située en haut de l’écran, le choix du type de véhicule (rapide, lent, moto, PL et même vélo !) ou bien un mode piéton qui rappelle que le Traffic Pro Assist peut également rendre service aux randonneurs. Bien évidemment, la durée estimée du trajet sera calculée en fonction.
Premier guidage
Une fois le bouton « Démarrer » pressé, une fenêtre de dialogue nous informe que la machine calcule le meilleur chemin. Après quelques instants -moins de 8 secondes pour Royan / Barbézieux St Hilaire et environ 12 secondes pour Paris / Fouras - une carte routière s’affiche. Dans le coin inférieur gauche, un petit carré représente le prochain virage ainsi que la distance à parcourir avant d’y arriver. Et la synthèse vocale annonce la durée pendant laquelle nous devrons suivre cette route.
Cette voie féminine -immédiatement surnommée Lolo, GPS Ferrari oblige- est clairement intelligible et plutôt agréable. On regrettera seulement que le haut-parleur intégré ne soit pas de meilleure qualité, non plus que le volume ne puissent être monté plus haut. Dans une berline ou une grande routière, le niveau du son –surtout sur autoroute- est suffisant mais dès lors que l’on roule dans une voiture beaucoup plus courante, et sur un chemin cahoteux, il convient de tendre l’oreille pour entendre notre « amie italienne ».
Les indications de route sont données à 1 kilomètres, 300 mètres et au lieu où doit intervenir le changement de conduite. Claires et précises, notamment sur les ronds points, elles sont parfois surprenantes, tel ce « Tournez légèrement à droite » qui n’est pas suivit de l’incitation inverse quand quelques décamètres plus loin la route sinue dans l’autre sens …
Il semblerait que ces messages interviennent lorsqu’il y a une intersection ou un embranchement, fusse-ce avec un simple chemin de terre. Mais ce n’est pas sûr …et sommes toutes pas très important.
A l’usage ...
A l’usage, et il suffit de 2 ou 3 jours, ce GPS se révèle très efficace et confortable. Il est capable de calculer tout seul le petit raccourci que l’on a soi-même mis des années à découvrir. A l’inverse, certains itinéraires, s’ils sont parfaitement adaptés, ne sont peut être pas toujours les plus rapides ou les plus courts. Mais « Lolo » ne peut pas prévoir les Stops, les feux de circulation ou les jours de marchés…
Lorsque l’on abandonne volontairement l’itinéraire préconisé, le système recalcule immédiatement une nouvelle route. Bien entendu, l’entrée sur une aire de repos ou une station service le perturbe un peu …
L’affichage de la route, qui peut être en mode 2D ou 3D, est très lisible, même en plein soleil. Et la commande de réduction de la luminosité est bien agréable la nuit.
Il y a juste un petit défaut sans importance autre que de principe : « Lolo » ne matérialise pas sur l’écran les passages sous les ponts ou au dessus des chaussées. Seule l’intersection est représentée.
Les informations pratiques, telles que la présence de stations services, certains commerces et même les mairies sont assez utiles. Comme l’aurait été la mention des barrières de péages … mais il indique les changements de limitations de vitesse.
Conclusion
Au final, ce GPS Becker Traffic Assist Pro est très facile à utiliser et il devient difficile de s’en passer. Il suffit de suivre une fois ses indications dans le cœur de La Rochelle pour comprendre toute la valeur de l’engin. Le « Pro » de l’appellation est peut être un peu excessif toutefois. Bien que l’appareil soit livré avec un CD Rom, aucune application permettant de saisir des destinations sur son PC puis de les transférer –en USB- sur le GPS n’est fournie.
Dommage, pouvoir préparer depuis son bureau sa tournée aurait sûrement intéressé bon nombre de commerciaux.
A noter, ce GPS peut recevoir et traiter les infos de circulation (accident, travaux) transmise par radio. Nous n’avons pas évalué cette fonction.
Le Traffic Assist Pro permet également de jouer de la musique (MP3) ou/et afficher des photos.
Notre conclusion est simple : pratique, efficace, s’en équiper revient à ne plus pouvoir s’en passer. Reste le coût élevé mais qui est justifié par la réputation de robustesse du constructeur et l’excellente finition de l’appareil.
Prix de la version Ferrari : 649 € TTC
Le même modèle sans cette marque ni son rouge fétiche : 499 € TTC